En ce week-end de recueillement devant nos chers disparus, je pense fortement à mon père.

Car depuis mon message du 26 juin 2006, je n'ai rien publié d'autre.

Alors que j'ai fait de nombreuses recherches et d'extraordinaires découvertes.

En avril de cette année, j'avais préparé un nouveau message:La fresque de la cinémathèque de Toulouse (message à publier après l'article de Coralie Machabert)

Scénario de la révélation de la véracité de son auteur.

J'ai été contacté par le biais de mon blog par Coralie. Elle m'a trouvé en cherchant des informations sur le sculpteur Jean Druille, car elle prépare sa thèse de Doctorat en histoire de l'art à l'Université Jean-Jaurès de Toulouse (anciennement nommée Université du Mirail), en prolongeant la thèse de sa directrice d'études Madame Luce Barlangue ...

FresqueCinematheque

Alors son article génial est bien paru en août dans le N° 38 de Midi-Pyrénées Patrimoine (page 96). Il y en avait eu un précédemment dans l'exceptionnel numéro spécial « 100 détours » paru fin 2013 (détour n°11, page 22). Obnubilé par mes recherches sur cette fresque, j'ai oublié de publier. Mais en fait, je voulais publier avec un maximum d'informations. Sachez que je cherche toujours la date de construction du mur qui a caché cette fresque pendant presque 50 ans. Voilà un point extraordinaire: si mon père avait voulu montrer cette fresque à sa famille (ne serait-ce qu'à ses enfants), il ne pouvait pas puisqu'elle était murée (peut-être depuis l'époque de la guerre et alors ma mère elle-même ne l'aurait jamais vue en vrai). Et même il ne pouvait pas franchement en parler, on l'aurait pris pour un affabulateur. Cette œuvre a été redécouverte plus de 10 ans après son décès, en 1995.

Depuis que Coralie m'a apprit l'existence de cette peinture murale, j'ai passé un temps fou aux archives municipales, à la bibliothèque du Périgord, aux archives de la Dépêche, aux archives départementales, à la bibliothèque de la DRAC, j'ai rencontré l'archiviste de la CCI...

Et toutes les œuvres de mon père réclament la lumière du web. Je fais des recherches sur les sculptures « la porteuse d'eau », « Le cheval marin », et sur des bas-reliefs et toute sa vie d'artiste.

J'ai revu la famille des cousins avec l'envie de récolter des vieux souvenirs. J'ai heureusement pu revoir plusieurs fois mon cousin par alliance Jeannot Faudé, âgé de 92 ans, et malheureusement décédé tout récemment. Figurez-vous qu'il m'a révélé bien des choses et notamment qu'il a servi de modèle à mon père pour sculpter un petit garçon dans l'ensemble des bas-relief de l'école de la Juncasse.

Et puis, un de mes frères a un vieil album de photos dans lequel certaines photos représentent la fresque en cours de réalisation, et mon autre frère a retrouvé une peinture de 1mX50cm qui correspond à la fresque.

PeintureFresque

Pfouuuu, je me décide à la révéler mais je vais sans tarder en faire part à Coralie Machabert et aux experts de la DRAC qui ont restauré la fresque en 1995. Car à la cinémathèque, tout le bas de la fresque est manquant, dégradé par des années d'humidité, et la signature manquait. Elle pourrait être complétée....

Une preuve supplémentaire: sur la fresque, le personnage âgé à gauche est le même que celui que mon père a sculpté dans le bas relief qui lui a fait obtenir en 1927 le premier grand prix de sculpture des Beaux-Arts de Toulouse. Et Jeannot Faudé m'a aidé à trouver qu'il s'agit de François Proudhom, un personnage de Portet-sur-Garonne que mon père devait apprécier.

Visiteurs du blog et spécialement sur ce message, je vous invite fortement à voir par vous même la fresque murale à la cinémathèque de Toulouse. En plus La cinémathèque fête son cinquantenaire, elle a programmé de nombreuses manifestations.

Et si des internautes connaissent des personnes âgées qui auraient fréquenté les anciens lieux de la cinémathèque (foyer du peuple, PSOE Espagnol.......) et auraient des photos de la chapelle et de l'abside avant qu'elle soit murée, ce serait merveilleux de m'en faire part.

Bruno