25° suicide à France télécom, mais combien depuis la privatisation ?

Je m'en suis sorti, mais à quel prix ! (je préfère ne pas m'étendre sur ce passif).

J'y ai passé quatre ans, de 1997 à 2001.

J'ai mis en œuvre une solution pour la mobilité de certains hauts cadres.

Sachez que j'ai été licencié, statut de contractuel insignifiant face à un fonctionnaire lors d'une fusion d 'entités régionales. Mais voilà le vrai motif: je faisais de l'ombre à mon supérieur hiérarchique en mettant en lumière ses incompétences:

- en 2000, incapable de lire un pdf (car incapable d'imaginer qu'il fallait télécharger l'exécutable d'Acrobat puis l'installer) alors qu'il occupait le poste de Directeur Informatique.

- j'étais son adjoint, Responsable de la Qualité de Service du Système d'Information (RQSSI), mission qu'il venait de récupérer quand il m'a recruté grâce à une précédente réorganisation dont l'ancien RQSSI ne voulait pas passer sous sa coupe, car il n'y comprenait rien.

- mon premier entretien d'évaluation avec lui à duré 6H ! (de 13H à 19H)

- il se targuait de n'avoir que le baccalauréat, et à ses débuts à La Poste (les PTT) être le trieur le plus rapide du courrier

- après l'entretien de 2000, j'ai subi un an de harcèlement moral ! Mais je n'étais ni le seul ni le premier à subir ses incompétences techniques et managériales

Tract_F

Tract_FO

J'ai attaqué ce licenciement aux prudhommes, contre l'avis du DRH; même défendu au début par FO, j'ai perdu le procès face à la force d'action juridique du groupe mais aussi parce que le directeur informatique avait fait témoigner mes anciens collègues contre moi, par la menace d'un traitement similaire. Le harcèlement moral n'était pas encore reconnu comme aujourd'hui pour que je puisse l'attaquer sur ce thème. Mais ce triste personnage a fini sa carrière sans bouger de son poste pendant 6 ans (et il y était depuis 4 ans), sanctionné par sa hiérarchie.

En mai 2001, j'ai alerté le PDG Michel BON (pas bon du tout !), ainsi que les actionnaires, lors de l'AG. J'ai été fortement applaudi. Il me faudrait un bon technicien vidéo pour découper les passages me concernant lors de cet événement (cassette VHS) pour les mettre sur Dailymotion (j'ai un compte par canalblog). Le PDG s'est moqué de mon témoignage => il a perdu son poste de PDG.

J'ai rencontré de très bons techniciens à FT, mais aussi trop de magouilles « d'avancement professionnel » qui ont pourri l'ambiance. Premier responsable: le FRIC; 2° responsable: la rigidité administrative; j'ai connu un agent en « pré-retraite », brillant aux concours internes et ayant réussi celui de directeur général adjoint d'unité régionale => mais en 1999 pas de poste pour lui, alors « sous les ordres » du directeur informatique 3 niveaux hiérarchiques en dessous du sien, occupé comme consultant internet sans aucun objectif et rémunéré 25000F mensuel (4000€ aujourd'hui , pour faire ce qu'il voulait).

Livre de Dominique Decèze sur FT en 2004 « La machine à broyer ».

Et le NPA dans son article parle de chefaillons, terme dont j'ai affublé mon directeur informatique lors de mon allocution à l'Assemblée Générale et terme repris par Michel Bon.

ALORS un management de merde à FT CA SUFFIT, imposons lui une démarche RSE.

Bruno