Capteurs d’Avenir fait la promotion d’une étude de l’ADEME, « Priorités à l’export 2020-2025 – par le Club ADEME International ».

Et ils n’ont pas honte à l’ADEME de « soutenir le développement à l’international ».

Comme quoi, tout le système économique est pourri de l’intérieur. Même Capteurs d’Avenir ne craint pas d’afficher un sens critique dénué de toute logique environnementale.

Est-ce que l’ADEME, sous tutelle du MTES, ne devrait pas plutôt s’occuper de l’ODD N°1 « Eradiquer la pauvreté dans le monde en 2030 »[Les routes de l'impossible, au Congo !?!], ou l’ODD N° 7 « Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable » ?

Mais non, l’ADEME obéit aux élites qui nous gouvernent « priorités stratégiques 2030-2050 ». Il faut gagner le plus de pognon possible, et le mieux est de le faire à l’international (dans notre monde économique et dans un environnement qui n’est pas infini, quand il y a un gagnant il y a forcément un perdant).

Tout ce que je reçois comme documentations et informations me mine au plus haut point. Tous ces écrits sur les ODD, par des « pontes », ne sont que de la poudre aux yeux pour berner le monde des pauvres, qui est réduit à consommer tout et n’importe pour le seul intérêt des classes dirigeantes. L’ADEME ne se gêne même pas pour écrire que « Tous les enjeux sont interdépendants : énergie, déchets, qualité de l'air, préservation des ressources... ». Alors, quand on accentue les exportations, on augmente l’empreinte carbone du commerce, c’est mathématique.

Priorité au local, priorité à la solidarité,…. inaudible à l’approche du forum de Davos. Et relativiser face à la misère du tiers monde me semble totalement impossible…..la honte me submerge.

Bruno