La COP25 snobe 7 milliards 700 millions d’humains, sans parler de tout le reste de la nature. Et en interne, on me propose demain un déjeuner-débat « Comment mieux prendre en compte les enjeux environnementaux dans la politique commerciale européenne ? »

Les éléments qui accompagnent la future réflexion du déjeuner-débat me laissent perplexe.

« Au cours des 50 dernières années, le commerce mondial a été multiplié par 10 tandis que la production économique quadruplait.

L’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) a souligné en 2019, certains effets induits par cette tendance :

- délocalisation de productions et de leurs impacts,

- phénomène dit de "déforestation importée",

- accroissement des émissions de gaz à effet de serre des transports,

- spécialisation productive et changements d’usages des sols,

- massification de la demande et surexploitation de ressources,

- impacts sur la biodiversité des infrastructures (ports, routes, etc.).

Un meilleur alignement des politiques commerciales et environnementales est ainsi devenu un enjeu planétaire.

 

Quelles leçons tirer des débats sur le CETA ? de l’accord UE-Mercosur ?

Peut-on faire de la politique commerciale de l’UE un levier pour l’atteinte des grands objectifs internationaux en matière d’environnement ? »

C’est écrit en CLAIR, le problème est cerné…la solution : en débattre !!!!

 

Concernant les conclusions de la COP25, qui blâmer le plus ? Ceux qui n’ont pas voulu s’y afficher en sachant pertinemment la roublardise de cette manifestation, ou bien ceux sachant exactement l’inutilité de cette conférence, et son empreinte carbone, et qui ont quand même fait acte de présence ?

Pour ma part, je ne crois plus à une solution mondiale. Toutes les personnes qui s'affairent autour de ces COP ont une empreinte environnementale plusieurs milliers de fois supérieure à celle d'un pauvre des 10 pays les plus pauvres du monde. La seule solution viable à mon sens est une décroissance radicale avec pour seul principe que l'empreinte environnementale des plus imposants baisse de manière exponentielle en direction de l'empreinte des moins manquants. En clair, comme un pauvre ne prend jamais l'avion ou le bateau, pour que les autres le rejoignent avec un semblant d'équivalence, ils ne doivent plus prendre l'avion ou le bateau. En clair, on stoppe net l'étalage des richesses, on ne fait plus d'élections de miss France et miss Monde. On interdit la publicité qui se comporte comme le moteur électrique d'un vélo pour le cycliste consumériste (toujours plus, toujours plus vite, toujours plus loin).

Franchement, qui peut encore croire décemment que les prochaines COP résoudront les problèmes environnementaux ? Un peu de bon sens et de réalisme, voyez tous ces riches au QI supérieur à 130, ils n'y croient plus et continuent de plus en plus à profiter des largesses du capitalisme à leur égard, tant qu'il est encore temps.

Les générations futures ? PFFFF, elles sont condamnées !!

Je pense que même les participants de Davos se savent perdus. Ils ont dû bien comprendre que même si d'un coup de baguette magique, la population mondiale passait à 100 millions d'individus (exit 7,7 milliards de pauvres)[observatoire des inégalités : les milliardaires représentent un millionième de l'humanité], il ne resterait que les plus impactants pour le climat et que dans moins de 10 ans ce serait quand même l'effondrement de la planète.

Bruno