Comment peut-on être assez con pour écrire que la vie sera absolument mieux demain ?

C'est faire complètement fi de l'histoire. Tenez, il suffit d'extrapoler. Imaginez un jeune français de vingt ans en 1910 qui aurait pensé pareil : que la vie sera meilleure entre 1914 et 1918 et encore bien meilleure entre 1939 et 1945.

C'est vraiment nier la bêtise humaine et cracher honteusement sur toutes les dictatures établies. C'est croire au pays des bisounours en s'excluant de la vérité affichée de la folie de certains présidents actuels de grandes puissances mondiales.

Mais comment peut-on être aussi con et oser l'écrire ? [Pascal Praud « Vivement hier ? » dans Cnews du jeudi 27 septembre]. Ils sont nuls à chier ses exemples. Que fait-il du SIDA et du résultat d'un conflit nucléaire généralisé ? Les médiocres améliorations qu'il liste ne valent rien comparé aux risques surmultipliés que notre société prépare en cachette au futur de l'humanité.

Je m'estime bien être décliniste, pas du tout par nostalgie mais plutôt par crainte de la tournure que prend le futur. Et ce n'est pas moi qui ait inventé la « collapsologie ».

Bruno