Un homme qui se laisse aller à harceler sexuellement n'est plus tout-à-fait humain. Il est en quelque sorte bestial, « cochon » dit le hashtag à la mode actuellement.

Quelle triste pauvreté que cette dépravation à la base déclenchée par l'attirance du beau. Je suis fier d'avoir déclenché cette attirance auprès de jeunes femmes. J'avais 40 ans, et rendez-vous avec un ancien collègue de travail entre midi et 14H, pour un match de squash. Je montais les dernières marches de l'escalier à la sortie du métro porte de la Chapelle à Paris, habillé correctement sans plus, avec mon sac de sport en bandoulière. J'ai croisé 3 jeunes filles, pas adultes, elles descendaient l'escalier en courant. Elles étaient en effervescence, plutôt style fille de banlieue avec une certaine assurance. En me croisant, une d'elle s'est retournée et m'a mis la main aux fesses, sans s'arrêter et en disant à ses copines « regardez, nous aussi on peut mettre nos mains sur de belles fesses », tout en continuant sa course dans l'escalier. Je suis resté pantois, elles avaient disparu dans le couloir du métro dans la seconde, en s'esclaffant bruyamment. Je n'avais même pas eu le temps de réagir. Au final, j'étais plutôt fier de cette aventure inédite. Je ne m'étais pas senti agressé, surtout que j'avais bien entendu le message, et que ces filles devaient, elles, bien souvent subir ces attouchements dans un tout autre esprit. Il m'arrive bien souvent de croiser de belles femmes, jeunes ou moins jeunes, et mon regard exprime mon plaisir de croiser ces beautés. Mais il ne me vient jamais à l'idée d'en avoir des pulsions sexuelles. On a du bien m'éduquer le respect de l'humain. Et pour mes pulsions sexuelles, j'ai le bonheur d'être aimé d'une sublime chérie.

Sans admettre la déviance des harceleurs, et en condamnant les violeurs (pour leur faire comprendre leurs actes et leurs pulsions, je préconise de les enfermer à poil dans une cage avec un gorille géant en rut), j'estime que notre société est en partie responsable. Avec ses codes économiques de recherche de pouvoir et de situations d'aisances matérielles honteuses, la société du paraître exige de plaire et de prévoir l'imprévu. Alors les femmes se font plus que belles et cherchent à faire chavirer tous les coeurs pour choisir le prince charmant le plus 'riche, beau et intelligent'. Forcément, il y a tellement de mâles que la concurrence en rend certains fous et inhumains.

Il n'est pas question de cacher la beauté sous des niqabs et autres nullités vestimentaires, il faut réduire la possibilité de s'enrichir à l'infini et inculquer le respect d'autrui comme priorité de comportement.

Malheureusement, ce principe indispensable à la vie en société est contre productif par rapport à celui qui règne en maître : publicité, argent roi maître du monde…. Twitter, Instagram et tous les réseaux sociaux mondiaux incitent à en mettre « plein la vue » à la concurrence. Est-ce que les mots, probité, sagesse, respect, modération rencontrent le succès qu'ils devraient normalement afficher ? Hummm, sexe, drogue, pouvoir, soumission, richesses les surclassent ignoblement.

Notre putain de société capitaliste exige que le harcèlement sexuel perdure !! Existe t-il des cas de harcèlement et de viol dans le règne animal ?

Bruno