En 2006, j'avais écrit que mon père n'avait qu'un poumon et qu'il avait respiré du gaz moutarde.
Je tenais cette histoire de ma tante, qui me l'avait racontée bien après le décès de mon père.
J'ai rencontré au printemps dernier Monsieur Pierre Cassignol journaliste à La Dépêche, pour discuter sur un éventuel article sur mon père.
L'article est paru le 24 août alors que je l'aurais souhaité le 26 juin date anniversaire de la naissance de mon père.
Et Monsieur Cassignol s'est en partie inspiré de mes anciens écrits. Il a repris l'histoire d'intoxication au gaz moutarde.

En fait j'ai trouvé la réalité, cette année.

Lors du conflit 14-18, aucun problème pour mon père adolescent et vivant à Portet-sur-Garonne.

À 19 ans en 1925, élève aux Beaux-Arts de Toulouse, il devance l'appel militaire pour pouvoir ensuite reprendre ses études sereinement.

Il fait ses classes en 1926, normalement (du 12/11/1925 au 29/10/1926). Dès la fin du service militaire, il reprend les cours de l'école des Beaux-Arts et gagne le grand prix de sculpture. Et en 1927-28, il est élève des Beaux-Arts à Paris. C'est là qu'il tombe gravement malade et qu'il risquera de mourir, hospitalisé pendant plus d'un an à l'hôpital de la Charité rue des Saint-pères tout proche des Beaux-Arts. On lui enlève le poumon gauche.
Peut-être que cet antécédent médical lui évitera d'être réquisitionné pour la 2° guerre mondiale. Il passera cette sale période comme professeur aux Beaux-Arts de Toulouse.

Y aurait-il une sournoise malédiction ? puisque sa mère enceinte de lui subit les coups d'un assassin qui la poignarde dans le dos. Si je suis là pour le raconter, c'est que tous les deux réchappent de ces démoniaques agressions. Mon père se rétablit au début des années 1930 auprès de sa famille à Portet-sur-Garonne. Je suppose que sa peinture « Nativité » date de cette époque (il a dû beaucoup prier pour survivre et a été exhaussé).

Bruno