Je lis très rarement Courrier International.

Dans le dernier numéro N° 1081, 3 dossiers m'enlèvent un peu de naïveté ! :

- «Murdoch a gangréné les piliers de la démocratie»

- «Les satellites trop précis qui nous observent»

- «conversation avec Julien Assange»

Quel point commun à ces 3 dossiers ? l'INFORMATION.

L'information est à la base du pouvoir, je l'ai touchée du doigt dans ma carrière insignifiante en passant 4 ans à France-Télécom. L'information est à la solde des puissants et ils consacrent leurs vies à la maitriser toujours plus.

D'abord, ce fut les banquiers. cela leur a apporté tellement d'argent qu'ils en ont consacré une petite partie a améliorer leurs outils de gestion (de 1983 à 1986, je travaillais sur tous les sites de traitements informatiques des chèques des banques en région parisienne) et de multiplication du trésor. Alors, insidieusement, l'informatique leur a subtilisé le pouvoir ultime. Ils peuvent encore agir (comme le groupe Bilderberg), mais ils doivent faire confiance à des "petites mains informatiques".

Dernièrement, les Murdoch et autre Assange et hackers des informations leur ont fait peur. Mais pour moi, le chef suprême de cette évolution est le plus mégalo de tous, forcément un jeune qui n'a pas idée de la misère engendrée par un conflit mondial, je nomme ce personnage : Bill Gates. Je n'imagine que lui, proche assurément du groupe Bilderberg et même certainement membre influent, suffisamment riche et maitrisant mieux que tous les autres les TIC, pour initier et obtenir une mainmise absolue sur les informations. Il n'a nul besoin des outils concrets ( comme les satellites espions) car comme c'est écrit ironiquement, «ils voient tout, malheureusement ils ne comprennent rien». Il lui suffit d'avoir les clés d'accès aux circulations des informations qui donnent les analyses des données brutes.

Que va t-il advenir ?

Un ralentissement généralisé du temps de réponse d'internet. Car le vil peuple se mêle de communication avec les iphone et twitter et court-circuite les analyseurs d'informations. Pour leur donner la possibilité d'exploiter à fond les flots de scoops, les temps de réponse vont exploser. Julien Assange l'a bien pressenti : « La censure est un signe de faiblesse, pas de force». La censure du temps de gestion de l'information formalise la peur du maître du monde d'être dépassé par la puissance du peuple. La guerre de l'information est sortie du coté obscur de la force. Twitter ne va pas mourir tout de suite, mais les tuyaux de transmission des données vont sortir les rames !

Bruno