Suite aux actualités des émeutes de la pauvreté, je relis dans le détail « Enjeux les Echos » de novembre 2010.

CouvertureEnjeux_lesechos273

* L'éditorial du directeur de la rédaction est bien titré: « L'urgence du long terme ».

Mais avec ses hautes fonctions et son salaire en conséquence, je ne l'imagine pas cracher dans la soupe de l'économie actuelle : toujours plus pour les riches/toujours moins pour les pauvres; toujours plus pour l'immédiateté/toujours moins pour le long terme; toujours plus pour les égoïstes/toujours moins pour la solidarité.

* Et plus loin, dans les articles sur les leaders mondiaux de l'informatique et sur la guerre des monnaies, les scénarios catastrophes ne sont pas ignorés.

Presque tout y passe....même la démographie qui serait, avec raison d'après moi, responsable des prochaines crises.

* Enfin, le dossier principal affiché en couverture: « Qui va gagner les milliards du net ? ».

« Le net représentera 20% du PIB mondial à l'horizon 2030. »

FAUX, si l'humanité arrive jusque là, je pense que ce sera plutôt 50% !

ils rêvent tous de ce pactole et ne veulent pas nous effrayer avec BigBrother.

LA GUERRE DU NET EST ENGAGÉE.

Tout passera par internet, de l'allumage des lumières dans les maisons au démarrage des voitures avec contrôle sanguin instantané jusqu'à l'imposition des trajets des déplacements publics et privés. Mais aussi la télé en totalité sera un contenu du web.

Alors la guerre des pauvres contre les riches aura lieu.

« Le directeur de FreePress, Derek Turner, est l'un des plus ardents opposants à cette évolution: il estime qu'à terme ''internet serait réservé aux riches, à ceux qui peuvent se payer de tels services''. Les autres devant se contenter des miettes du réseau pour transmettre leurs données, administrées, elles, en toute neutralité... ».

Je me souviens d'un cas concret, en 2000, au début de l'ADSL. Je travaillais à France Télécom en région parisienne. Il existait de multiples forfaits en fonction des débits (j'ai commencé avec numérisITOO). Un collègue administrateur du réseau surfait « en mirage 2000 » quand nous circulions « en vélo ». Il ne voyait jamais le sablier et gérait l'instantané. Et comme son travail prévoyait des astreintes chez lui, il avait eu des facilités pour obtenir un appartement à la défense, pour être connecté directement sur la dorsale du réseau (encore plus performant qu'à son travail, locaux de FT excentrés de Paris, il n'avait même pas de distance de câblage affaiblissant le signal jusqu'au répartiteur, il était branché avant le répartiteur !! et il était indécelable. À l'époque, pour s'amuser, il m'a envoyé en 20 secondes un mail à entête de Jacques Chirac président de la république).

Plus la technique progressera, plus il y aura de privilégiés, les riches bien sûr !

* Les riches avec le système féodal toujours présent. Le dossier suivant traite de la Société Générale. Son jeune PDG actuel était de 1993 à 1995 conseiller technique au cabinet du ministre du budget Nicolas Sarkozy.

* Je passe l'article sur la BRI (j'en ai déjà fait la critique).

* article international, « La Roumanie, du rire aux larmes ».

* « Cette fois, c'est différend », best seller de Kenneth Rogoff. Impressionnant, il est grand maître international d'échecs. Question dans l'article: une prochaine guerre pour oublier la crise ?

* autres livres: « La mondialisation est-elle un facteur de paix ? », « La guerre des empires », « Le renversement du monde » => question en titre de l'article: Et si le commerce rendait agressif ?

* article rétro: « réguler ou pas, l'éternel dilemme de la bourse » avec un magnifique chronogramme en bas de page sur les crises financières depuis 1807.

En novembre, Enjeux les Echos publiait de sacrés prémonitions. Et encore, il ne parlait quasiment pas d'environnement !

Bruno