22 décembre 2006

Une autre idée de l’ISF.

Imaginons que je sois grand patron industriel, leader sur mon marché, assujetti à l’ISF.
L’état peut faire ce qu’il veut sur cet impôt. Mon but (par exemple maintenir un revenu annuel net après impôts d’un milliard d’€) s’adaptera à la règle. Grossièrement, je pourrai mettre la pression sur le personnel de l’entreprise (réduction des coûts par gel des salaires, délocalisation, licenciements, faillite....) ou tout autant augmenter les prix de mes produits et de mes marges. Au final j’atteins mon but, peu importe qui trinque (salariés, consommateurs...). Sachant que discrètement j’aurai tant de possibilités occultes d’être, à l’image de l’état, tellement malhonnête (l’histoire est truffée de cas).
Tout le système économique fonctionne comme cela, les Bourses et les sociétés cotées ne diront jamais le contraire.

Que faire ?
– réduire le train de vie des très hauts cadres de l’état
– supprimer les gaspillages (les coûts induits par la campagne présidentielle sont pharaoniques !)

Quel exemple à suivre, voire à imposer ?
– celui de Louis Gallois, prenant la coprésidence de EADS et refusant un salaire mirobolant [article sur 20minutes].

Quels revenus viser en priorité ?
– supprimer l’argent facile des spéculateurs de « tout poil » et redonner la vraie valeur à l’effort.

UTOPIE, UTOPIE ! !

Le pouvoir de l’argent surpasse le pouvoir des décideurs.
Une anecdote historique, apprise au milieu des années 80 en travaillant pour tous les sites informatiques des banques parisiennes : tous les agents du secteur bancaire ont 4 demi-journées de congés de plus que toutes les autres professions, car au XV° siècle à l’époque des créanciers, ils étaient considérés comme de tels voleurs qu’ils avaient droit lors des grandes dates religieuses à une demi-journée supplémentaire pour pouvoir confesser dans les temps tous leurs péchés (c’est toujours inscrit dans les statuts de notre société actuelle).

Concernant les artistes, tels Johnny Halliday, j’estime qu’ils procurent à leurs publics des émotions, du rève et du bonheur, et cela n’a pas de prix. Je ne les imposerais que sur leurs activités annexes comme la publicité. Je trouve indécent que l’état récupère de l’argent sur un hymne comme MARIE. Johnny, j’ai déjà vanté sur mon blog d’autres chansons de toi. Si ton choix de résidence te permet de créer de nouvelles chansons cultes et humanitaires, je t’approuve énergiquement.

@+

Bruno

Posté par druille à 23:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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